Umicore: les chercheurs d'or modernes voient la richesse dans les déchets

Umicore: les chercheurs d'or modernes voient la richesse dans les déchets

Lundi 15 mai 2017 — Les vieux smartphones, les ordinateurs cassés, les batteries usagées ou les débris industriels sont autant de déchets qui contiennent des métaux précieux réutilisables. Malheureusement, l'extraction de ces ressources de valeur n'est pas chose simple, sauf pour Umicore, une entreprise belge de traitement des déchets qui a mis au point une stratégie de recyclage innovante permettant notamment de récupérer de l'or dans nos poubelles.

Umicore est une ancienne société minière créée il y a plus de 200 ans, mais elle a jugé au cours des dernières décennies qu'il était plus judicieux sur le plan économique de recycler les déchets métalliques que d'extraire des matières premières. Grâce à cette approche, l'entreprise belge connaît actuellement un regain de croissance et recrute de plus en plus de travailleurs verts.

Nous avons opéré un changement radical sur toute la chaîne de valeur,

explique Egbert Lox, vice-président principal des affaires administratives chez Umicore.

Au lieu de commencer par creuser le terrain, nous achetons des matières qui ont déjà été extraites et mettons en commun toutes nos connaissances en physique, chimie et science des matériaux pour fabriquer des produits remplissant une nouvelle fonction.

Grâce à ses grandes connaissances des éléments métalliques, l'entreprise parvient à extraire des métaux précieux tels que l'or et d'autres métaux comme le cuivre et le zinc à partir de déchets industriels, de débris électroniques, de vieilles pièces de voiture ou de batteries usagées. Dans les circuits imprimés, Umicore récupère la plupart de l'or, qu'elle transforme en lingots d'une pureté de 99,99 %.

Cette stratégie aide les industries à percevoir la valeur cachée de leurs déchets et de plus en plus d'entreprises cherchent à «boucler la boucle» du cycle de vie de leurs produits, c'est-à-dire à garder les ressources le plus longtemps possible dans la chaîne d'approvisionnement.

Dans notre usine de Hoboken, en Belgique, qui recycle les déchets contenant des métaux précieux comme les smartphones en fin de vie ou certains déchets industriels, nous avons entrepris une forte expansion et accru notre capacité de 40 %, ce qui veut dire que de plus en plus de personnes sont impliquées,

ajoute Egbert Lox.

L'an dernier, Umicore a déclaré 2,7 milliards d'euros de revenus et l'entreprise a mis en œuvre des plans visant à améliorer ses usines et en ouvrir de nouvelles. Ces mesures devraient l'amener à augmenter ses effectifs, qui comprennent déjà à 10 000 employés entre les techniciens, les opérateurs, les chimistes, le personnel administratif et les chercheurs. Dans les années qui viennent, elle espère aussi renforcer la capacité de son personnel à gérer les flux mondiaux de déchets, de plus en plus complexes.

Nous nous tournons vers des domaines d'activité affichant une forte demande, comme la fabrication de cobalt, de nickel pour les véhicules électriques, une stratégie qui nous a permis d'enrayer les pertes d'emplois. Grâce aux activités vertes, nous pouvons embaucher ou préserver des postes,

indique Egbert Lox.

 

Profil du travailleur vert

Thierry Van Kerckhoven, directeur des ventes internationales de produits recyclables, Umicore

Thierry a l'œil pour tirer profit des poubelles des gens. Spécialisé dans le raffinage des métaux précieux pour l'usine de recyclage d'Umicore à Hoboken, plus grande usine de traitement de ce type de déchets au monde, il aide l'entreprise à trouver de nouvelles possibilités de revenus par le recyclage.

Nous recevons des matériaux de rebut du monde entier, depuis le Chili jusqu'à la Corée du Sud et le Japon, en passant par le Canada ou la Nouvelle-Zélande et pratiquement tous les pays situés sur ces trajets.

Thierry apprend à son équipe à identifier et acheter différentes sources de sous-produits des déchets de cuivre et de zinc ainsi que des déchets électroniques comme les smartphones et les batteries, dans un esprit respectueux de l'environnement. Il aide aussi à établir des partenariats avec différentes entreprises, de façon à mettre en place des filières d'approvisionnement continu en déchets réutilisables.

Nous traitons les sous-produits issus d'industries non ferreuses et fournissons des services aux entreprises des secteurs du cuivre, du zinc et du plomb, par exemple.

 

Faits et chiffres intéressants

  • Umicore traite 400 000 tonnes de matières métalliques précieuses par an et compte porter ce chiffre à 500 000 tonnes.
  • Umicore Hoboken récupère 17 métaux précieux et spéciaux à partir de plus de 200 flux d'approvisionnement complexes dans le monde entier.
  • Umicore Hoboken emploie au total 1 648 personnes tandis que l'effectif de l'entreprise dans le monde entier est de 9 921 employés.
Profil du travailleur vert  - Thierry van Kerckhoven, © Umicore, 2017
Profil du travailleur vert  - Thierry van Kerckhoven
Composition d'un lingot d'or, d'un lingot d'argent et des déchets électroniques, © Umicore, 2017
Profil du travailleur vert  - Thierry van Kerckhoven, © Umicore, 2017
Profil du travailleur vert  - Thierry van Kerckhoven
Recyclage des téléphones portables, © Umicore, 2017

Contactez-nous

Enrico Brivio

Porte-parole

Commission européenne

Iris Petsa

Attaché de presse pour l'environnement, les affaires maritimes et la pêche

Commission européenne